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  Breve : COTE D'IVOIRE / BENIN : LE PRESIDENT PATRICE TALON ETAIT A ABIDJAN  
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Impartialement : L'Édito de Valery Foungbe2
 

Guerre Ouattara- Soro, attention à l’ivresse des BQI …


C’est l’ancien Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire qui le dénonce : les Services de Renseignements de la Côte d’Ivoire sont constamment à ses trousses depuis qu’il est en rupture de ban avec le pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara. Un pouvoir dont il était il y a à peine trois ans l’un des piliers.

C’est qu’entre-temps, beaucoup d’eau a coulé sous le pont des relations entre Guillaume Soro et son ex-mentor. La question des prisonniers politiques, la réconciliation nationale et l’adhésion au RHDP ayant définitivement distendu  leurs rapports.

Aux déclarations tonitruantes de Soro, en tant que nouvel opposant, depuis sa démission de la présidence de l’Assemblée Nationale, le régime Ouattara effarouché répond par une panoplie de mesures coercitives qui touchent de plein fouet le député de Ferké et ceux qui se réclament de lui. A la guerre comme à la guerre dirait-on. Soit !

A la dureté et à la cruauté  de la mise systématique au chômage de cadres se disant fidèles à Guillaume Soro, le régime Ouattara y allie désormais une intense traque dont la cible centrale est l’ancien Président de l’Assemblée Nationale. Tous les faits et gestes de «  Bogota » sont surveillés, épiés jusque dans son intimité familiale, à Abidjan comme partout en Côte d’Ivoire où il semble avoir des intérêts.

Soupçonné par les hommes de Ouattara d’avoir joué un rôle trouble dans les mutineries de 2017, Soro a vu son directement du Protocole Soul To Soul, accusé de détenir des armes de guerres, être arrêté et jeté à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan pendant  neuf mois. En 2018, des agents  de renseignements de la présidence conduits par le Commandant Moulaye Koné ont été arrêtés à Zakoua, village de l’épouse de Soro dans le sud-ouest, en train d’espionner avec des drones. Cette équipe avait essaimé le territoire ivoirien du nord au sud avec un ordre de mission qui ciblait des  ex-Commandants de Zone ou personnalités proches de Soro

En 2019, ces drones (6) ont été aperçus de nuit au-dessus de la résidence de Guillaume Soro dans le quartier de Marcory à Abidjan. Ce dernier dénonce régulièrement des tentatives d’arrestation qui le viseraient.

Le dernier épisode de cette traque du régime Ouattara aura été « l’arraisonnement » d’un camion qui transportait 20 tonnes de ciment, don de Soro qui était destiné à la construction de salles de classes dans des villages abandonnés en infrastructures scolaires dans le nord ivoirien.

Assurément, les « BQI » de la police nationale et par ricochet de tous les services de renseignement ivoirien sont mis à contribution et focalisé sur celui que le régime considère comme le plus inquiétant de ses opposants. L’utilisation d’importants moyens humains et technologiques en témoigne.

Système d’information et de renseignement de la Police, les BQI (Bulletins Quotidien d’Information) sont les premières et nécessaires remontées d’informations verticales de la base à la hiérarchie policière. Leur exploitation sert très souvent aux notes de renseignement pour les services spéciaux qui exploitant certains « tuyaux » vont mettre en marche la machine qui consistera à « filer », « écouter » et « infiltrer » les réseaux ou personnels sur lesquels des soupçons pèseraient.

Dans le principe, c’est l’outil de travail de la Police, ivoirienne notamment, depuis des lustres. Ce qui par contre n’est acceptable c’est qu’il soit mis à contribution pour intimider un adversaire politique. Dans les grandes démocraties, tout le monde est surveillé certes. Mais cela se fait de telle sorte que les personnes visées ne s’en aperçoivent presque jamais.

Or dès que cela est su et que cela n’est pas suivi d’une arrestation ou du moins d’une interpellation même brève, l’utilisation des moyens de renseignements contre des opposants devient le bras armé d’un Etat dictatorial. En effet, cette façon ouverte de suivre incessamment un opposant relève du harcèlement qui est incontestablement une entrave aux libertés fondamentales.

Il est vrai qu’avec les BQI, l’Etat non-démocratique se sent fort, trop fort même souvent. La frontière entre le travail régalien de la police et de services de renseignement et la paranoïa sécuritaire est très mince et est vitre franchie. Dans un tel contexte, tous les abus sont tolérés et même encouragés, tant qu’ils participent à broyer de l’opposant.

S’il est vrai que le passé d’ex-chef rebelle de Guillaume Soro ne plaide pas forcément en sa faveur, force est de reconnaitre que le harcèlement dont il est l’objet n’est pas acceptable. Surtout venant de personnes qui hier criaient sur tous les toits être des parias dans leurs pays. Alors qu’il annonçait en décembre 2001 qu’il n’attendrait pas cinq ans pour aller aux élections alors que Gbagbo venait d’être élu il y avait un peu plus d’un an, Ouattara n’a pas subi autant de tracasseries. Pourtant, il donnait à l’époque l’image d’un homme traqué, honni sans cesse par des manœuvres antidémocratiques.

Comment alors se fait-il que son régime multiplie des actes qui ne font pas bon ménage avec les libertés prescrites par la Constitution ? La critique est facile disent certains.

Cependant, il ne faudrait pas tirer sur la corde dont la raideur n’échappe à personne. Pousser dans ses derniers retranchements, au nom d’une bataille politique, un ex-chef rebelle, qui plus est a été Premier Ministre et Ministre de la Défense (avec forcément son réseau d’informateurs et d’information) peut se retourner contre le régime.

S’il a déclaré récemment qu’il emporterait certains secrets dans sa tombe, il n’en demeure pas moins qu’un Guillaume Soro, traqué, humilié et vilipendé par ses ex-partenaires pourrait être tenté de riposter d’une manière ou d’une autre. Le fait déjà qu’il a pu éventer la mission des agents qui étaient dans le village de son épouse et qu’il a su que des agents le « filent » et s’infiltrent dans ses randonnées au nord démontrent une chose : il sait ce que le régime fait…

Et si rien ne le relie directement ou indirectement aux différents scandales soudains à la sextape qui fleurissent en ce moment, le fait que le numéro 2 des Renseignements de la Présidence ait été touché de plein fouet dans ces affaires montre que la guerre du Renseignement pourrait faire des dégâts là où personne ne s’y attend.  

 

 

 

 
 
impartialement
L’édito de Valery Foungbé
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Affaire DJ ARAFAT / Publication d'AUDIO sur Hamed Bakayoko

 

POURQUOI NOUS DEVONS FAIRE ATTENTION...

 

Mieux vaut prévenir que guérir, dit l'adage. C'est à cette aune que je voudrais me permettre d'inviter tous les Internautes, les miens particulièrement, à faire très attention à ce qu'ils publient ou partagent.

 

J'ai entendu un audio repris un peu ici et là avec la voix d'une  dame qui porte de graves accusations sur monsieur Hamed Bakayoko.

 

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