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L’Enseignement supérieur en Côte d’Ivoire Quelle évolution depuis 1960 ?

En Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire peut se targuer d’avoir eu l’un des meilleurs systèmes éducatif. Cela en dépit des difficultés structurelles rencontrées depuis les années 1990. Depuis, l’enseignement supérieur est à la recherche de sa gloire perdue.

Aux lendemains des indépendances en 1960, la Côte d’Ivoire s’est retrouvée en face d’un problème sciemment crée par le colonisateur : le manque des cadres compétents et en nombre suffisant. Pour remplacer les cadres de l’administration tenue par les colons, il a fallu aller au pas de course. Et inverser la courbe de la formation post lycéenne, largement dispensé à Dakar, au Sénégal.

Sur les cendres du Centre d’Enseignement Supérieur existant dès 1959, la Côte d’Ivoire ouvrait sa première université publique le 9 janvier 1964. Le système d’enseignement supérieur en Côte d’Ivoire a connu plusieurs évolutions depuis les années 1960. En effet, de 48 étudiants au début des indépendances, la Côte d’Ivoire justifiaient 7135 pensionnaires à l’Université d’Abidjan.

Houphouët-Boigny, premier président ivoirien déclarait devant ce constat le 30 septembre 1980 : « La première condition d'une indépendance effective, était la prise en main de notre administration jusque-là dirigée par des originaires de l'ancienne métropole et dont la très grande qualité de la plupart ne pouvait faire oublier qu'ils étaient devenus étrangers. Or en 1960 la pénurie des cadres locaux liés d’une part à une scolarisation insuffisante et d'autre part à certains préjugés des colonisateurs, nous obligent à accélérer cette scolarisation ».

Cependant, ce développement de l’enseignement supérieur ne va pas résister à la crise financière mondiale consécutive à la chute des cours du pétrole et des matières premières des années 80. Comme de nombreux pays africains, la Côte d’Ivoire est frappée de plein fouet. L’inadéquation entre les capacités offertes par l’Université d’Abidjan et le nombre croissant d’étudiants en est le premier signe.
En 1990, les universités de Côte d’Ivoire totalisaient 49 981 étudiants quand les établissements privés, publics et hors ministère chargé de l'enseignement supérieur totalisent 46 596 étudiants. Un nombre en hausse au moment même où le FMI avait astreint les pays africains à des Programmes d’Ajustement Structurels (PAS). Ces dits programmes ont accéléré les grèves estudiantines.

Le modèle de l’Enseignement supérieur ivoirien

Jusqu’en 2012, le système de l’enseignement supérieur, calqué sur le modèle français, était basé sur une formation théorique à l’université et une formation professionnelle dans les grandes écoles. Les établissements de l'enseignement supérieur se répartissent en quatre types de structures qui sont:
Les universités; les grandes écoles publiques; les écoles privés d'enseignement supérieur; les établissements hors Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS).
A ce jour, la Côte d’Ivoire compte cinq universités publiques. En 2012, l’Université de Cocody s’est vu attribuer le nom de "Université Félix Houphouët-Boigny". Celle d'Abobo-Adjamé prenait le nom d’ "Université Nangui Abrogoua" et l’université de Bouaké, quant à elle, devenait l’"Université Alassane Ouattara". Les deux Unités de recherche de l’enseignement supérieur de Daloa et Korhogo sont devenues respectivement l’"Université Lorougnon Guédé" et l’Université Gon Péléforo.

Quelques universités privées existent et sont pour la plupart concentrées dans la capitale économique Abidjan. Les plus notables sont l’Université Catholique de l’Afrique de l’ouest, l’Université Atlantique, les Facultés Universitaires Privées d’Abidjan, l’Université Méthodiste de Côte d’Ivoire, l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire Université Musulmane de Côte d’Ivoire.

Au niveau des grandes écoles publiques, on peut citer l’École nationale supérieure de Statistiques et d'économie appliquée (ENSEA), l’Institut National Polytechnique Houphouët-Boigny (INPHB) , l’école normale supérieure (ENS), le Centre de métier de l'électricité (CME), l’ École nationale d'administration (ENA), l’ école supérieure d'électricité (ESIE), l’ Institut national de formation des agents de la santé (INFAS) et l’ Institut pédagogique national de l'enseignement technique et professionnel.

La Côte d’Ivoire dispose aussi de grandes écoles privées dans l’enseignement supérieur. Sur ce point, le Groupe LOKO avec son École supérieure de technologie arrive en tête. Ce groupe dispose de plusieurs établissements et infrastructures de pointe qui font sa force en Côte d’Ivoire. On note aussi AGITEL-Formation, le Groupe Pigier, les Cours Castaing etc.

En règle générale, les universités préparent au diplômes d'études générales DEUG 1 et 2, DUEL, DUT, DUES, licence, maîtrise, DEA, doctorat (unique, de 3e cycle et d'État). Du Deug 1 au DUES, c’est le premier cycle, de la Licence à la Maîtrise, le second cycle et du DEA au Doctorat, c’est le troisième cycle. Dans les Grandes Écoles, ce sont les diplômes du Brevet de Technicien Supérieur et d’Ingénieur que les étudiants courtisent.

Les réformes et le système LMD

De 1980 à 1990 et de 1990 à 2016, les capacités d’accueil n’ont pas suivies l’augmentation des effectifs d’étudiants. De 49 981 étudiants en 1990, les effectifs dans les Universités ont atteint 90 561 étudiants en 2013. En 2016, ce nombre a dépassé la barre symbolique de 100000.

A l’aune de ce constat, les différents Gouvernements successifs, de 1990 à ce jour, ont engagé diverses actions, en vue d’accroître les capacités d’accueil des structures. Ainsi, l’Université Nationale de Côte d’Ivoire a été scindée, en 1992, en trois universités décentralisées : l’Université de Cocody, l’Université d’Abobo-Adjamé et l’Université de Bouaké.

Ensuite, le Programme de Décentralisation des Universités (PDU) s’est accéléré en 1995. Ce qui a permis la création de deux Unités Régionales d’Enseignement Supérieur (URES) à Korhogo et Daloa et la création en 1996 de l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny.

Au niveau du privé, l’État ivoirien a encouragé la création de plusieurs écoles, une action qui a permis de désengorger les universités publiques. La floraison de ces écoles a été telle que l’Etat s’est vu obligé d’opérer un tri entre les grandes écoles sérieuses et certaines écoles qui ne respectaient pas les normes requises.

En dépit de tous ces efforts, notamment la rénovation desdites universités à plus de 116 milliards de FCFA, l’insuffisance d’infrastructures persiste et l’État peine à faire l’adéquation entre les besoins et les possibilités. L’enseignement dispensé en prend un coup et c’est tout le système de l’enseignement supérieur qui perd en crédit, avec des diplômes sous- évalués et inadaptés au marché de l’emploi.
Au plan structurel, l’État essaie de prendre des mesures pour redonner son lustre d’antan à l’enseignement supérieur ivoirien. Il a décidé de se mettre au niveau de certains pays européens en adoptant le système académique dénommé LMD (Licence- Master-Doctorat). Selon les services du Ministère de l’enseignement et de la recherche scientifique, les objectifs fondamentaux visés par le système d’enseignement Licence- Master- Doctorat sont nombreux.

« Pour l’essentiel, on retiendra que le système vise à répondre aux besoins de qualification supérieure, à l’amélioration de l’efficacité interne des niveaux de la formation, à la maîtrise de l’offre de formation, au développement de la formation tout au long de la vie. Il a également pour rôle d’amplifier le processus de professionnalisation des formations supérieures, d’accroître l’attractivité de l’offre de formation et son intégration dans le concert international de l’enseignement supérieur », assure le ministère.

Le système LMD est articulé en 3 niveaux et chaque niveau correspond un grade universitaire. Le premier niveau octroie le Grade de licence (bac +3), le second le diplôme de Master (bac +5) et le dernier niveau conduit au Grade de Doctorat (bac +8).

Quoiqu’en enchanteurs pour l’ex- ministre Cissé Bacongo qui a porté cette réforme, elle ne semble pas encore faire l’unanimité sur son opportunité. En effet, les enseignants qui doivent l’expliquer aux étudiants n’en maîtrisent pas encore les contours. Par ailleurs, les étudiants dénoncent le coût exorbitant des sommes à débourser pour les années de Masters.

De fait, au lancement de la reforme LMD, c’est avec beaucoup d’étonnement et de colère que les parents d’étudiants ont appris les nouveaux coûts des inscriptions : 100.000 FCFA par an pour s’inscrire au premier cycle (de la 1ère année à la licence), 200.000 FCFA, pour le Master et 300.000 pour le DEA et le Doctorat. Pour des étudiants habitués à payer 6000 FCFA à l’inscription, sous l’ère Gbagbo, ces coûts ont provoqué de violentes contestations.

L’enseignement supérieur ivoirien se cherche malgré toutes ses réformes. La rébellion de 2002 et la crise postélectorale de 2011 ont fait reculer le pays. Naguère citées en exemple et prise d’assaut par les ressortissants de la CEDEAO et hors CEDEAO, les universités ivoiriennes n’ont plus la cote. Les différents classements des universités africaines le démontrent.

En 2015, Times Higher Magazine, basé à Londres et spécialisé dans le classement mondial des universités, a combiné des statistiques à partir de sa base de données, Elsevier’s Scopus. Un système qui permet de montrer le nombre de fois qu’un travail académique a été cité par d’autres universités à travers le monde. Parmi les 30 meilleures universités africaines, la Côte d’Ivoire n’y figurait pas.

Pire, au cours de la même année 2015, la Côte d’Ivoire ne figurait pas dans le top 100 du classement des universités d’Afrique. Un classement annuel des universités par University Web Ranking, une fondation du groupe Reuters. Le Burkina occupait la 18ième place. Une situation impensable il y a une décennie.

 
 
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