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  Breve : ETHIOPIE / TENTATIVE DE COUP D'ETAT : LE CHEF D'ETAT-MAJOR DE L'ARMEE TUE PAR SON GARDE DU CORPS  
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Politique
 

Elback Zeinabou Tari Bako, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’enfant du Niger. « En 2006, le taux de filles excisées était à 2,2 %. »

Elback  Zeinabou Tari Bako, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’enfant du Niger.

« En 2006, le taux de filles excisées était à 2,2 %. »

La Ministre Zeinabou Tari Bako ici l’ossature de la stratégie de son pays dans la lutte contre la fistule, les mutilations génitales féminines et les violences sur les enfants.

 

Quel est le point de la situation sur les violences faites aux femmes dans votre pays ?

Je voudrais d’abord vous dire que sur ce point, il y a une volonté étatique forte pour combattre tout ce qui touche à la dignité et au développement de la femme au Niger. Aujourd’hui, notre ministère dispose d’une stratégie qui vient d’être révisée et validée. Celle-ci fait son chemin car tout le dispositif est en place. Il n’y a pas que le gouvernement qui est engagé dans cette lutte, il y a beaucoup d’acteurs, de la société civile par exemple, qui y participent. Notre pays étant en proie à une permanente menace sécuritaire, notre Chef d’Etat a fait des violences basées sur le genre l’une de ses priorités. Et il réagit immédiatement, nous avec lorsqu’un cas est signalé.

En termes de chiffres, comment pouvez-vous quantifier les résultats de cette lutte que vous menez ?

Si nous prenons par exemple le problème de l’excision pratiquée sur la petite fille victime sur des prétextes basées sur la tradition, le combat a été fait. Cela jusqu’à ce que le Parlement prenne une Loi pour la répression. Et les chiffres ont considérablement baissé. En 2006, le taux de filles excisées était à 2,2 %. Depuis 2012, et à ce jour nous avons pu ramener ce taux à 2 %. Cela peut à première vue n’avoir l’air de rien mais dans la réalité, c’est une régression conséquente. Parce que ce taux en question était à plus de 50 % dans les années passées. Donc vous comprenez qu’il s’agit d’une bataille de longue haleine que le Niger est en train de gagner. Pour ne pas faire la fine bouche, je dirai que c’est un exploit. Si vous faites une étude comparative avec les autres pays de la CEDEAO et surtout avec nos pays limitrophes, vous ne trouverez pas un taux aussi bas. C’est la preuve de notre implication dans l’éradication de cette pratique. Et nous y arrivons parce que nous avons un programme de reconversion de ces exciseuses. Nous leur expliquons que quoi qu’elles puissent penser, ce qu’elles considèrent comme un métier hérité de leurs parents n’est pas noble en ce sens qu’il est attentatoire à la dignité de la femme et de la jeune fille surtout.

 

Dans le même ordre d’idées, qu’en est-il de la Fistule obstétricale au Niger ?

Les causes de la Fistule au Niger sont clairement identifiées. Nous distinguons en premier lieu le phénomène du mariage précoce. Et qui dit mariage précoce dit grossesse précoce. Au moment de l’accouchement lorsque la prise en charge de la jeune fille n’est pas faite conséquemment, des problèmes peuvent survenir. Quand vous y ajoutez l’éloignement des centres de santé, cela en dépit des efforts du gouvernement de rapprochement ceux-ci des populations, vous avez l’une des causes de la survenue de la Fistule.

Quelle est votre stratégie sur les violences faites aux enfants au Niger ?

Vous savez notre pays est un pays islamisé et le mariage en islam a ses interprétations un peu dévoyées dans nos pays. Lorsque la fille ne part pas à l’école où arrête le cycle scolaire, qu’est-ce qu’il lui reste à faire si ce n’est d’être donné en mariage. A notre niveau, nous essayons de changer les paradigmes en la matière. Nous tablons sur une réorientation et une sécurisation de la jeune fille. A cet effet, nous avons une stratégie que nous affectons aux filles adolescentes lorsqu’elles quittent prématurément l’école. Il s’agit de les faire retourner à l’école, les y maintenir et leur trouver une occupation ou un travail qu’elle peut faire jusqu’à dix-huit ans avant de se marier. Pour ce faire, le Président de la République a rendu l’école obligatoire et gratuite jusqu’à l’âge de seize ans.

 

Au Niger, la Première Dame est très active dans le domaine qui englobe votre ministère. Comment voyez-cela ? N’y a-t-il pas un risque d’empiètement sur vos prérogatives ?

Non, nous n’avons aucun problème avec l’implication de la Première Dame dans la lutte pour l’épanouissement de la jeune fille. Au contraire, son action nous est d’un soutien inestimable. Elle est d’abord Médecin de formation et connait très bien les questions liées à la santé de la mère et de l’enfant. Aujourd’hui, c’est la femme la mieux placée pour parler, plaider et pour sécuriser et accompagner notre combat. C’est une femme brave, une dame de fer mais elle n’a pas vocation ou l’objectif de remplacer le gouvernement. Elle appuie l’action du gouvernement.

 
 
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