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Politique
 

« Le terrorisme est un fléau et les forces conventionnelles ne peuvent pas le battre »

Dr ABDILLAH OMAR BOUH, Directeur Général de la Force en attente de l’Afrique de l’Est

« Le terrorisme est un fléau et les forces conventionnelles ne peuvent pas le battre »

Constituée de 10 pays (le Burundi, les Comores, Djibouti, l'Ethiopie, le Kenya, le Rwanda, les Seychelles, la Somalie, le Soudan et l'Ouganda), la force en attente de l’Afrique de l’Est est la principale organisation en matière de sécurité de la région Afrique de l’Est. Son Directeur Général fait découvrir dans cette interview exclusive les tenants et les aboutissants de cette institution.

 

Comment est constituée cette force et comment est-elle mobilisée ?

Cette force a une structure atypique de force en attente. Au sommet, il y a les chefs d’Etat des dix pays, suivis des ministres de la défense des dix pays également, par ordre décroissant. Ensuite on a les généraux des dix pays et il y a le secrétariat. C’est là que j’interviens ; je suis en charge d’implémenter et de veiller au bon fonctionnement du secrétariat et de respecter les décisions prises par les conseils des ministres qui ont lieu au moins deux fois par an. Pour le moment, je suis le directeur depuis un an ; c’est sur une base de rotation. Mon prédécesseur était des Comores et il est resté pendant trois ans. Nous avons déjà eu sous mon mandat trois à quatre conseils de ministres et nous veillons scrupuleusement à ce dans la région, la paix et la sécurité soient respectées. Parce que nous sommes convaincus que sans la paix et la sécurité, il n’y a pas de développement économique dans la région ; ce qui est très important.

Il faut savoir  aussi que cette force est appelée force intégrée ; intégrée parce qu’il y a en son sein des militaires, des policiers et des civils. Moi-même, Directeur Général de cette force, je suis civil.

Combien de soldats (militaires et policiers), donne chaque pays ?

Mes forces en attente sont dans l’ordre de 5300 venant de tous les dix pays. Chaque pays a contribué en fonction de sa capacité en termes humains et en termes financiers. En termes humains, j’ai le chiffre total ; la contribution des pays est diverse. Tel a donné les navires, tel autre a donné l’infanterie et ainsi de suite. Sous mon administration, j’ai 164 personnels et les bureaux sont à Nairobi où est  le siège central, et le bureau du général responsable du département de la paix ; ainsi que le bureau de la planification. La force commando est basée à Addis-Abeba, tout comme le centre logistique et le centre d’entraînement. Voilà, nous sommes entre Nairobi et Addis-Abeba, et surtout nous faisons une politique de prévention dans la région.

Justement parlant de prévention, à quel mécanisme répond votre structure, qui décide de lancer les opérations et avec quels moyens ?

Il y a différents scénarios à respecter. Dans le cadre des génocides, il est imminent et les chefs d’Etat se regroupent ; un délai de 15 jours est fixé pour décider du déploiement. Il y a une cellule d’éveil, dirigée par un général et dès que nous constatons un danger, nous informons directement le ministre de la défense sous lequel nous sommes sous tutelle. Il faut noter que chaque année il y a un ministre de la défense sous-tutelle, celui de cette année est de nationalité ougandaise.

Alors je constate immédiatement le ministre de la défense et une cellule de crise se réunit. S’il juge  opportune l’information, il en réfère  à ses supérieurs et 15 jours au plus, les forces sont déployées. Ensuite nous restons sur le terrain pendant trois mois, avec nos propres moyens, en attendant l’intervention de l’union africaine. C’est un premier scénario et l’autre scénario, c’est que l’UA peut décider d’aller directement sur le terrain.

 

L’intervention dans un pays tiers se fait-il avec l’accord du pays ? Et si le pays refuse donc, que se passera –t-il ?

On n’intervient pas, à moins qu’il y ait réellement un génocide. Le cas du Burundi est là comme un exemple, le pays avait refusé qu’on intervienne et notre conseil a suivi cela à la lettre, car ceci est écrit dans notre protocole, il y a d’ailleurs un article qui va dans ce sens. Mais si c’est avéré qu’il y a un génocide, l’Union africaine va intervenir. Pour me résumer, on ne peut pas intervenir si le pays ne veut pas.

Pensez-vous que ces différentes forces dans chaque région du continent,  peuvent rendre l’Afrique paisible ?

Effectivement. Mieux vaut prévenir que guérir, ça coûte moins cher économiquement. Ces forces sont des forces de dissuasion, des forces de prévention. Vous savez très bien qu’en Afrique, on aime discuter sous l’arbre à palabres, pourquoi faire une guerre si on peut discuter et trouver un compromis.

Quels rôles peuvent jouer ces forces dans la lutte contre le terrorisme sur le continent ?

Le terrorisme est un fléau et les forces conventionnelles ne peuvent pas le battre. A mon humble avis, il serait sage de développer l’intelligence, la communication, la formation entre nos forces. Et dès qu’un danger est détecté, les différentes forces doivent communiquer parce que la communication est un pouvoir capable de vaincre le terrorisme.

 

 

 
 
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