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  Breve : COTE D'IVOIRE : OUATTARA FAIT EXPULSER DE COTE D'IVOIRE, NATHALIE YAMB, PROCHE DE MAMADOU KOULIBALY.  
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Politique
 

EXCLUSIF / Michel Sidibé, Directeur Général de l’ONUSIDA « Aujourd’hui, nous avons baissé le prix du médicament de 15000 dollars à 75 dollars

Michel Sidibé, Directeur Général de l’ONUSIDA

« Aujourd’hui, nous avons baissé le prix du médicament de 15000 dollars à 75 dollars  »

Michel Sidibé était à Addis-Abeba en février 2019 pour participer comme de coutume au 32e sommet des Chefs d’Etat de l’Union africaine qui sonnait pour lui comme le dernier en tant que premier responsable de la lutte contre le SIDA dans le monde. Le Directeur Général de ONUSIDA qui quitte l’institution dans ce  mois avait tenu à faire un bilan de son action tant en Afrique que dans le monde. De son avenir, il a aussi été question dans cette interview d’au revoir…

 

En quoi le 32e sommet des Chefs d’Etat de l’Union africaine revêtait-il un intérêt particulier pour vous ?

D’abord, il y avait le thème qui a retenu notre attention, en ce sens qu’il porte sur des personnes dont la vulnérabilité n’est plus à démontrer et surtout la volonté des dirigeants africains de trouver une solution globale à leurs problèmes.

Ensuite, ce sommet était pour moi une occasion pour faire mes adieux aux dirigeants africains et remercier tous ceux qui m’ont aidé durant mon mandat à la tête de l’ONUSIDA. Je suis venu remercier et témoigner ma gratitude aussi à tous ceux qui m’ont accompagné pendant ces  années à la tête de cet organe de l’ONU.

Vous quittez donc votre poste cette année. Quels sont vos sentiments ?

Je quitte effectivement mon poste en juin 2019, après 10 ans à la tête de l’ONUSIDA. Mes sentiments sont des sentiments de fierté car il y a quelques années, nous n’avions que 60000 personnes sous traitements. Aujourd’hui, nous avons au moins 15 millions de personnes sous traitement.

Aujourd’hui, nous avons baissé le prix du médicament de 15000 dollars à 75 dollars. Nous avons réduit le nombre d’enfants nés avec le SIDA de 60%. Nous avons créé beaucoup d’espoirs mais la lutte continue, le combat n’est pas terminé. J’ai fait ma part et je continuerai à contribuer à tout ce qui pourrait être important pour l’Afrique.

 

Vous venez d’énumérer quelques aspects de votre travail concernant l’Afrique sur la lutte contre le VIH-SIDA. Mais qu’en est-il de votre bilan au niveau international ?

Au niveau mondial, nous avons fait un travail incroyable. Souvenez-vous qu’il y a quelques années, c’était complètement le déni. Personne ne voulait parler de la lutte contre le SIDA. On n’était pratiquement dans une conspiration du silence. Aujourd’hui, nous sommes passés de quelques-uns qui avaient le privilège de l’accès au traitement à 28 millions de personnes au niveau mondial qui ont accès au traitement.

Nous avons plusieurs pays qui ont déjà éliminé la transmission de la mère à l’enfant. Une chose importante est la solidarité globale  qui s’est créée avec la société civile, les donateurs pour lutter contre cette pandémie. Nous avions à peine 300 millions de dollars pour combattre cette maladie, il y a quelques années, et aujourd’hui nous avons 22 milliards de dollars.

Mais, nous continuons de dire que ce n’est pas assez puisqu’il y a 5 milliards qui font défaut et qu’il faille mobiliser cette somme. A cet effet, je suis heureux que le Président français, dans la reconstitution du fonds mondial sur le Sida, s’implique. Je suis heureux que le Président Trump affirme vouloir éradiquer cette maladie. L’Angleterre est sur la même longueur d’onde etc…

 

Ne s’agit-il pas d’un vœu pieux quand vous citez ces pays qui voudraient éradiquer la maladie, à l’aune des déclarations et publications de plusieurs autres scientifiques de renommée internationale qui estiment que tant que les majors pharmaceutiques n’ont pas fini de maximiser sur leurs médicaments jamais on ne trouvera jamais de traitements définitifs ?

Il y a plusieurs conspirations mais je ne crois pas en cela. Ce qu’il faut faire par contre, c’est que l’Afrique doit porter sa propre vision. Parce qu’on a que 3% des médicaments que nous consommons qui sont produits en Afrique. Il faut que l’Afrique produise son médicament puisque nous avons 26 % du poids de la maladie sur notre continent. Les firmes pharmaceutiques seraient heureuses de collaborer avec la plupart de nos pays afin que nous ayons des points d’excellence qui leur permettraient d’accéder à des marchés.

Ce qui est important aujourd’hui comme je le disais, c’est que l’Afrique porte sa voie.

A ce sujet, la Côte d’Ivoire, un des pays de l’Afrique de l’ouest où la séroprévalence est toujours forte essaie d’innover et porter sa voie comme vous le recommandez. Comment voyez-vous la lutte de ce pays ?

Vous savez, il y a deux  ou trois ans, j’avais fait une communication, un appel aux Nations Unies pour leur dire qu’il y avait une réponse à deux vitesses dans la lutte  contre le Sida. En Afrique australe et l’Afrique de l’est, il y a des résultats importants alors que l’Afrique de l’ouest et l’Afrique centrale sont laissées pour compte.

Cependant, je suis fier de constater que le président Alassane Ouattara, son gouvernement ainsi que la première dame ont permis qu’il ait un accent particulier sur ce combat en Côte d’Ivoire. Ils ont augmenté le budget de 400% pour que le traitement soit disponible aux malades. Et ils sont en train de  de faire en sorte que l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant devienne une action centrale de l’activité de la première dame et du gouvernement.

Donc, je pense qu’il y a des ilots de progrès et on espère que dans des grands pays comme le Nigeria, il y aura une baisse spectaculaire de la maladie avec moins de nouvelles infections.

 

Pour finir, peut-on savoir quel sera l’avenir de Michel Sidibé après 10 ans passés à la tête de l’ONUSIDA ?

Pour moi, le niveau de poste importe peu. Le plus important, c’est de servir ce continent, pouvoir accompagner les personnes démunies, quel que soit la position dans laquelle je me trouverai dans le futur, je garderai en moi cette énergie, cette flamme pour essayer d’aider les plus démunis. Servir mon continent, servir mon pays est très important pour moi car le Mali m’a tout donné.

 
 
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